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Endoscopie

TRAITEMENT ENDOSCOPIQUE DU DIVERTICULE DE ZENKER : a propos de 15 cas dans 2 centres hospitaliers généraux de ANGH

2012

JP ARPURT, RL VITTE, S BELLON, S BRAMLI, B COULIBALY,

Endoscopie –  2012-05-07 – CO –

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Le traitement du diverticule de Zenker est realisé de plus en plus frequemment par technique endoscopique digestive et devient une recommandation de prise en charge.
Nous rapportons une serie prospective de 15 cas realisés dans 2 CHG de ANGH ( 12 cas CH Avignon, 3 cas cas CH Poissy-St Germain). Tous les patients sont symptomatiques.
Nous presentons la technique utilisé ( film video) et les resultats avec un recul de plus de 6 mois et nous ferons une revue de la litterature sur cette approche therapeutique récente

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Gastroenterologie

IMPACT DES MEDECINES COMPLEMENTAIRES SUR LA QUALITE DE VIE DES PATIENTS AYANT UNE MALADIE INFLAMMATOIRE DE L’INTESTIN: RESULTATS DE L’ENQUETE SUMMAC

2012

S. Nahon 1, P. Lahmek 2, A. Buisson 3, A. Olympie 3, C. Poupardin, B. Lesgourgues 1, V. Abitbol 4,*
1gastroenterology, GHI Le Raincy-Montfermeil, Montfermeil, 2Hopital Emile Roux, Limeil-Brevannes, 3Association François Aupetit, 4gastroenterology, Hopital Cochin, Paris, France

Gastroentérologie –  2012-05-07 – CO –

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Introduction
Les médecines complémentaires (MCOM) sont largement utilisées au cours des MICI. Cependant, leur impact sur la qualité de vie n’a guère été évalué.
Patients et méthode
De Décembre 2011 à Mars 2012, nous avons conduit une enquête sur l’utilisation des MCOM auprès des patients atteints de MICI par l’intermédiaire du site Internet de l’Association François Aupetit (AFA) (enquête SUMMAC pour « Sur l’Utilisation dans les Mici des Médecines dites Associées ou Complémentaires »). Les patients appartenant ou non à l’association et utilisant ou non ces médecines étaient invités à répondre à un questionnaire créé à l’aide du logiciel LimeSurvey. Le questionnaire était composé de quatre parties : 1) données sociodémographiques de la MICI, 2) traitements de la MICI, 3) type de MCOM [a) naturopathie, b) thérapies physiques et/ou relaxation, c) médecines traditionnelles et homéopathie, d) produits diététiques et e) méditation et approche spirituelle], 4) données socio-économiques et small IBDQ (SIBDQ). De plus, le patient notait sur une échelle de 0 à 100 l’impact de la MCOM sur les symptômes de sa MICI et sur sa qualité de vie.
Résultats
767 (82.3%) patients ont répondu à toutes les questions du questionnaire. 503 (65.6%) utilisaient une MCOM, 172 (22.4 %) n’en avaient jamais utilisée et 92 (12%) en avaient utilisée. Les MCOM étaient basées sur la naturopathie dans 15.2% des cas, sur les thérapies physiques et/ou de relaxation dans 25.1% des cas, sur les médecines traditionnelles ou l’homéopathie dans 19.6% des cas, sur des produits diététiques dans 30.7% des cas et sur la méditation ou une approche spirituelle dans 9.1% des cas. Les utilisateurs de MCOM (comparativement aux non-utilisateurs) : avaient plus souvent une maladie de Crohn (OR=1.52, p=0.02), étaient en rémission clinique (OR=1.42, p=0.06), étaient membres de l’AFA (OR=1.95, p=0.0001), avaient un niveau d’étude supérieur (OR=1.51, p=0.02), arrêtaient plus fréquemment leur traitement (OR=9.3, p50 (OR=1.64, p=0.01). Les résultats concernant l’amélioration des symptômes de la MICI et de la qualité de vie par la MCOM sont présentés dans le tableau 1. Le gastroentérologue était informé par son patient de l’utilisation d’une MCOM dans 46% des cas.

Table 1
Amélioration des symptômes de la MICI Amélioration de la qualité de vie

Médiane (IQR) Moyenne ± SD Médiane (IQR) Moyenne ± SD
Naturopatie 50 (20-71) 47±30.3 60 (25-80) 52.8±31.6
Thérapies physiques et/ou de relaxation 60 (20-72) 49.1±30.8 70 (41-80) 60.1±29.6
médecines traditionnelles et homéopathie 60 (20-76) 50.4±32.2 68 (25-80) 54.4±31.1
Produits diététiques 63 (22-80) 53.4±32.9 65 (25-80) 55.5±32.6
Méditation et approche spirituelle 34 (0-70) 38.7±35.7 50 (0-80) 43.5±37.8
CONCLUSION:
Cette étude confirme la large utilisation des MCOM au cours des MICI. Les utilisateurs de MCOM semblent avoir une meilleure qualité de vie et ont tendance à arrêter plus fréquemment leur traitement. Tous les types de MCOM améliorent à la fois les symptômes de la MICI et la qualité de vie exceptée pour les approches spirituelles. Il paraît utile d’aborder ce thème avec nos patients afin notamment de les encouragés à poursuivre leur traitement.

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Hepatologie

ANGH HEPATO HEBDO 2012. Une semaine d’hépatologie dans les hôpitaux généraux.

2012

Condat B (Bry sur Marne), Remy AJ (Perpignan), Jouannaud V (Montfermeil),Lahmek P (Limeil Brevannes) Lesgourgues B (ANGH)

Hépatologie –  2012-05-14 – CO –

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But et contexte : L’ANGH n’a pas de connaissance des « réservoirs » de pathologie à sa disposition pour les différentes études ou observatoires à venir. L’idée de faire un recensement des grands secteurs de pathologie au niveau de l’association découle de cette constatation. Le domaine de l’Hépato-gastroentérologie étant vaste, une étude sur l’Hépatologie permet de faire un galop d’essai avant un recensement des autres pathologies digestives (MICI, cancérologie…). Il paraît difficile dans l’état actuel de nos ressources humaines et matérielles d’envisager un enregistrement au long cours d’une pathologie donnée dans l’optique d’un réseau sentinelle. Les sociétés savantes envisagent la constitution de cohortes dont la gestion risque d’être complexe. Une coupe transversale sur une semaine permet d’allier une meilleure connaissance du vivier de pathologie à une simplification du recueil de données. Comme « une semaine d’endoscopie en France », nous proposons « une semaine d’Hépatologie en France à l’Hôpital général ».
Méthode : Recueil des données dans un maximum de centre de l’ANGH du Lundi au Vendredi sur une semaine définie en dehors des périodes de congé scolaire. Chaque patient sera classé dans une des grandes classes de pathologie (cirrhoses de causes fréquentes, autres hépatopathies chroniques, hépatopathies aigües, pathologies tumorales …) avec typologie de prise en charge (diagnostic, surveillance, traitement, complications) dans trois domaines d’activité :
L’hospitalisation conventionnelle et de semaine
L’hospitalisation de jour ambulatoire endoscopie ou acte externe endoscopie
Consultations (exhaustivité de consultations d’un service)
Recueil des données sur Excel et envoi anonymisé par mail.
Résultats : ils seront présentés au congrès.
Conclusion : Nous espérons contribuer à apporter des réponses aux points suivants : (1) Connaître le réservoir de maladies hépatiques pour les futures études de l’ANGH ; (2) Participer à estimer le poids de l’Hépatologie dans les ressources médicales en France ; (3) Montrer que les hôpitaux généraux prennent en charge une bonne partie des maladies hépatiques fréquentes et graves (cirrhoses, CHC), mais aussi une bonne part des traitements des hépatites virales et des maladies plus rares (hépatites auto immunes, thromboses portales…).

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Hepatologie

L’antibioprophylaxie au cours de la cirrhose : une enquête nationale.

2012

Thierry Thevenot (1), Thibault Degand (1), Natacha Grelat (1), Laure Elkrief (2), Camille Christol (3), Richard Moreau (2), Jean Henrion (4), Jean-François Cadranel (5), Vincent Di Martino (1), Arnaud Pauwels (6), et ANGH.
(1) Service d’Hépatologie et de Soins Intensifs Digestifs, Hôpital Universitaire Jean Minjoz, Besançon, (2) Service d’Hépatologie, Hôpital Beaujon, Clichy, (3) Service d’Hépato-Gastroentérologie, Hôpital Purpan, Toulouse, (4) Service d’Hépato-Gastroentérologie, Hôpital Jolimont, Haine-Saint-Paul, Belgique, (5) Service d’Hépato-Gastroentérologie, Centre Hospitalier de Creil, (6) Service d’Hépato-Gastroentérologie, Centre Hospitalier de Gonesse.

Hépatologie –  2012-05-16 – CO –

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L’antibioprophylaxie dans les hémorragies digestives (HD) de la cirrhose et dans la prévention secondaire (Proph2) et primaire (Proph1) de l’infection spontanée du liquide d’ascite (ISLA) a fait l’objet de recommandations. L’impact de ces recommandations n’a jamais été évalué. Nous avons réalisé une enquête nationale de pratique dans les centres hospitaliers généraux (CHG) et universitaires (CHU).
Méthodes : Un auto-questionnaire a été envoyé à tous les praticiens de CHG et de CHU exerçant dans un service d’hépato-gastroentérologie. 389 praticiens (hommes 62%, CHG 72%, âge moyen 44 ans), soit 33,6% des praticiens sollicités, ont répondu à cette enquête.
Résultats : Une antibioprophylaxie était prescrite par 97,7% d’entre eux dans la prise en charge des HD de la cirrhose (chez >75% des patients par 82,9%). Les antibiotiques utilisés étaient : quinolones 42,8%, C3G 27,7%, amoxicilline-acide clavulanique 22,2%, autres antibiotiques 1,9%. La durée moyenne de l’antibioprophylaxie était de 6,1±1,7 jours. La prescription d’une antibioprophylaxie dans l’HD (CHU vs. CHG) était principalement motivée par la diminution du risque infectieux (94,3% vs 86,8% ; p=0,036), l’amélioration de la survie (81,1% vs 69,6%; p=0,023) et les recommandations d’une conférence de consensus (95,3% vs 78,1%; p75% des patients par 82,9% et 33,3%, respectivement). Les quinolones représentaient respectivement 99% et 97% des antibiotiques utilisés. Pour la Proph2 de l’ISLA, les praticiens des CHU étaient davantage influencés par les recommandations d’une conférence de consensus (89% vs 68%; P<0,001). La durée de la Proph2 et de la Proph1 était respectivement à vie (34% et 19% des praticiens), jusqu’à la disparition de l’ascite (67% et 70%), ou jusqu’à la transplantation (45% et 45%). Les patients concernés par la Proph1 étaient principalement ceux ayant un taux bas (75% des cas) d’une antibioprophylaxie était associée : 1) pour les HD, au nombre de patients ascitiques traités par mois (>12 vs 95% des praticiens) dans les HD de la cirrhose et dans la prévention secondaire de l’ISLA, en accord avec les recommandations des conférences de consensus. Alors que l’intérêt d’une prévention primaire de l’ISLA est discuté, près de 75% des praticiens y ont recours, principalement quand le taux de protéines dans l’ascite est <15 g/l. Les quinolones restent les antibiotiques les plus prescrits quelque soit l’indication de prophylaxie.