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Hepatologie

Un ictère de cause hématologique

2016

C.Bazin, S.Hommel, M.Picon, S.Elinger, T.Allegre

Hépatologie –  2016-05-01 – CO –

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Nous rapportons le cas d’une jeune fille de 18 ans hospitalisée dans notre service pour la prise en charge d’un ictère fébrile.
Cette jeune femme sans antécédent particulier en dehors d’un hallux valgus opéré a été admise pour un ictère évoluant depuis 1 semaine avec urines foncées, selles décolorées et associé à une fièvre jusqu’à 38°5 sans frissons et à une éruption cutanée par la suite.
L’examen clinique était sans particularité en dehors d’une éruption maculeuse violacée localisée au niveau du visage, du thorax et des bras et membres inférieurs.
Le bilan initial retrouvait une Bili T à 210 micromol/l dont 12 de conjuguée, des TGO à 53 UI/l, des TGP à 131 UI/ avec GGT et PAL normaux. Il était noté une anémie et lymphopénie avec CRP à 59 mg/l.
Etait évoqué en 1° lieu une hépatite infectieuse: les sérologies VHA, VHB, VHC, VHE revenaient négatives. Dans l’hypothèse d’une cause infectieuse ou d’une obstacle biliaire, une antibiothérapie par G3G et FLAGYL était instaurée permettant la régression de la CRP et de la fièvre..
Le bilan était complété par une échographie abdominale puis un scanner sans particularité avec un tronc porte et des VSH perméables. Les sérologies complémentaires: EBV, CMV Parvo B19, Leptospire, Légionnelle étaient négatives. Une biopsie de peau était réalisée mais non contributive.
Devant le majoration des aggravations des test hépatiques et l’apparition dune pancytopénie était évoquée la possibilité d’une syndrome d’activation macrophagique secondaire à une hépatite infectieuse.
IL était alors décidé d’effecuer un myélogramme. Celui-ci ne retenait pas la diagnostic de SAM mais révélait une hémopathie.
La patient était alors transférée en hématologie pour la suite de la prise en charge.
Les anomalies hépatiques ont par la suite régressé, une fois la mise en place d’un traitement adapté.

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Gastroenterologie

Trois cas cliniques : une seule maladie

2016

Sofia HAMBLI, Thierry PAUPARD. Service d’Hépato-Gastro-Entérologie. Centre Hospitalier de Dunkerque.

Gastroentérologie –  2016-04-26 – CO –

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Nous présentons trois cas cliniques d’une seule et même pathologie : 1) Un ictère associé à une forme pseudo tumorale pancréatique, 2 Une cholangite atypique compliquée d’un ictère et 3) Une pancréatite atrophique associée à une RCH, compliquée d’une insuffisance pancréatique exocrine et endocrine.

Description des cas cliniques avec imageries et évolutions sous traitement.

Synthèse et discussion autour de la pancréatite auto-immune, de la classification (HISORT) et des principes de prise en charge.

Proposition d’un projet d’observatoire national via l’ANGH.

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Hepatologie

Et si on recontactait les patients identifiés un jour VHC + ? Expérience du Centre Hospitalier Annecy Genevois.

2016

HELUWAERT F, MONTCHAUD A, OLIVARI M, PEYRET CD, MAILLARD E, POFELSKI J, CAPONY P, GAILLAT J, JANSEN C, PIET E, TOLSMA V, VITRAT V, CHANZY B, JUND J, VALRAN A, BRU JP. Centre Hospitalier Annecy Genevois (74)

Hépatologie –  2016-05-19 – CO –

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Depuis l’arrivée du sofosbuvir, une véritable révolution thérapeutique est disponible pour les patients VHC +. Il devient désormais réaliste à moyen terme d’éradiquer cette infection virale.
Si l’identification des patients VHC + ne connaissant pas leur statut viral est un objectif de santé publique, cette identification bien qu’encouragée par les hépatogastro-entérologues sera probablement proposée par les médecins généralistes. Par contre, il nous a semblé important de nous concentrer sur les patients déjà identifiés un jour VHC+ au sein de notre établissement, car si la plupart bénéficie d’un suivi régulier, nombreux sont ceux qui ont été perdu de vue en raison, entre autres d’une intolérance ou d’une non éligibilité à l’interféron, ou d’une fibrose qualifiée jusqu’ici comme minime.
Le but de notre travail a été d’exploiter dans un premier temps une cohorte personnelle de patients VHC +, puis de demander au système informatique de l’établissement de ressortir tous les patients étiquetés VHC + depuis 8 ans sur les données PMSI (date du nouveau système d’exploitation) ainsi que tous les patients avec virémie positive diagnostiqués sur le laboratoire hospitalier.
Ces recherches ont permis d’identifier 640 patients VHC + sur les données PMSI, 250 sur les données du laboratoire et 130 au sein d’une cohorte personnelle. (présence de doublons)
La première étape était de re-screener l’ensemble des patients de ma cohorte personnelle (n=130). Tous ont donc été recontactés si besoin, par courrier, avec proposition de réaliser un test non invasif de fibrose, préalablement à une consultation.
Un an après le début de ce travail, les résultats sont les suivants :
Patients suivis en CHU (n=5), suivis dans autre établissement(n=3), perdus de vue (n=5), décédés (n=18), suivi interrompu (démence – cancer évolutif : n=5), patients guéris (n=43), en attente de RVS 12 (n=5), non répondeur NAAD (n=1), en cours de traitement (n=10), en attente de traitement (RCP validée)(n=2), bilan en cours (n=9), non éligible (n=25)
En enlevant de la cohorte les décédés, les arrêts de suivi et les perdus de vue définitif, il reste 98 patients en cours de suivi dans la cohorte : 42 d’entre eux ont été relancés par courrier en 2015, seuls 5 n’ont pas répondus au courrier à ce jour. Sur les 37 répondants à la relance, 14 patients ont guéris suite à la prescription d’un NAAD, 3 sont en attente de RVS, 7 en cours de traitements, 1 dossier validé en RCP, 1 non répondeur aux NAAD et 11 non éligibles. Plus de 50 % des relancés seront donc prochainement considérés comme « guéris »
Ce système de relance a permis de proposer de nombreux traitements au patient de ma cohorte, la plupart ayant été contre indiqués préalablement a l’interféron et présentant des lésions hépatiques évoluées (F3 minimum). Les patients ont été extrêmement touchés et reconnaissants de cette démarche.
A ce jour, sur les 98 patients, seuls 11 n’ont pas eu d’évaluation de la fibrose depuis moins de 2 ans (la plupart étant en cours de bilan). Cette parfaite identification des patients, la connaissance de leur degré de fibrose nous permettent de leur proposer un traitement adapté dès l’élargissement des indications.
Ces excellents résultats nous ont conduits à proposer cette démarche à tous les patients identifiés dans la cohorte d’ici juin 2016, ce travail étant réalisé en collaboration avec les infectiologues grâce à une attachée de recherche clinique. A ce jour, cette cohorte identifie 500 patients VHC +, avec moins de 10 % de perdus de vus. Les résultats définitifs actualisés seront présentés au congrès.

Cette démarche simple et efficace mériterai d’être connue pour proposer au plus grand nombre des patients identifiés un jour VHC +, un traitement souvent synonyme de guérison.

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Gastroenterologie

APACH : observatoire de l’adénocarcinome du pancréas en centre hospitalier, résultats préliminaires.

2016

R. FAROUX (1), A.RAOTO(2), R. YEUNG(3), F. KHEMISSA(4) , JL. LEGOUX(5), C. LOCHER (6), M. BACONNIER(7),D. GRASSET(8),C. POUPARDIN (9),G MACAIGNE(10), R COMBES(11), I.BONNET(12),C .BECKER (13), V QUENTIN (14), A. PELAQUIER(15),RL. VITTE (16), S. MANET-LACOMBE (17), M. BLAZQUEZ (18), K. ELRIZ (19), H. HAGEGE (20) J. DIMET (21)
(1)(21) LA ROCHE/YON ,(2) AVIGNON ),(3) JOLIMONT,(4) PERPIGNAN,(5) ORLEANS,(6) MEAUX,(7) ANNECY ,(8) VANNES,(9) MONTFERMEIL,(10) LAGNY,(11) NIORT, (12) VALENCIENNES, (13) LES SABLES D’OLONNE, (14) ST BRIEUC, (15) MONTELIMAR,(16) POISSY,(17) PONTOISE,(18) BRY sur MARNE, (19) CORBEIL ESSONNES,(20) CRETEIL.

Gastroentérologie –  2016-05-14 – CO –

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Introduction : L’adénocarcinome du pancréas reste un cancer de mauvais pronostic, responsable de 12 000 nouveaux cas par an et de presque autant de décès. On dispose cependant de peu de données en dehors des centres de référence. La présentation et la prise en charge de la maladie dans la vraie vie est mal connue.

Objectif principal : décrire sur une large cohorte les caractéristiques épidémiologiques et cliniques actuelles des adénocarcinomes pancréatiques, ses modalités de prise en charge en dehors des centres de référence et évaluer les pratiques professionnelles.
Patients et méthodes : D’octobre 2013 à novembre 2015, dans 53 centres de l’ANGH, les patients présentant un adénocarcinome du pancréas avec preuve histologique ou cytologique ont été inclus, de façon exhaustive, dans cet observatoire. Après inclusion et description des données initiales, un suivi était mis en place pour une durée de 5 ans ou jusqu’au décès du patient.

Résultats : Les résultats préliminaires, en cours d’analyse, seront présentés lors du congrès.

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Endoscopie

Suivi d’une cohorte de patients opérés d’une sleeve gastrectomy compliquée de fistule. Evolution du type de prise en charge endoscopique et étude du devenir.

2016

V QUENTIN, K AZIZ, P ZAVADIL, D LECHAUX
CH SAINT BRIEUC

Endoscopie –  2016-05-04 – CO –

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La chirurgie bariatrique a connu une forte croissance au cours de cette décennie. Deux principales techniques sont réalisées : le by-pass et la sleeve gastrectomy. La première se complique le plus souvent de sténose et la seconde de fistule. La prise en charge de ces complications est majoritairement endoscopique. Autant la technique de dilatation des sténoses sur by-pass n’a pas évolué au cours du temps, autant le traitement des fistules sur sleeve gastrectomy a subi de nombreuses et radicales évolutions. La dernière technique en date par mise en place de drains internes en double queue de cochon semble définitivement s’imposer.
Le but de ce travail est de décrire au cours du temps chaque sous-groupe présentant une complication fistuleuse et traité par une technique endoscopique similaire et d’étudier les données de suivi afin de tenter de dégager un indice de performance de chacune des techniques.
OBJECTIF PRINCIPAL : Etude statistique descriptive des techniques de prise en charge endoscopique d’une cohorte monocentrique de cas consécutifs de patients opérés de sleeve gastrectomy compliquée de fistule.
OBJECTIFS SECONDAIRES : Etude comparative de chaque sous-groupe en termes de guérison et de morbidité.
PATIENTS
Il s’agit d’une cohorte de patients opérés de façon consécutive par le même chirurgien bariatrique du 01/03/2011 au 30/06/2015 d’une sleeve gastrectomy et ayant présenté une complication fistuleuse. La prise en charge endoscopique a été réalisée par 3 opérateurs différents.
METHODES
Les données ont été recueillies de façon prospective sur tableur excel. La prise en charge endoscopique fut d’abord la pose de clips et la mise en place de colle, puis la mise en place de longues endoprothèses puis de drains internes double queue de cochon.
RESULTATS
La totalité des 347 patients ont été opérés par coelioscopie selon la technique du single access. Il s’agiassait de 272 femmes, d’âge moyen 42,5 ans (18-70 ans) et d’IMC moyen 43,4 (25-75).
Vingt-deux patients ont présenté une complication fistuleuse (6,4%). Six patients n’ont pas été pris en charge de façon endoscopique (reprise chirurgicale ou nutrition entérale exclusive). Huit patients ont été pris en charge par une technique endoscopique de fermeture d’orifice fistuleux (clips et/ou colle et/ou prothèse) de 2011 à 2014 et 8 patients par une technique endoscopique de drainage interne de janvier 2015 au 30/06/2015.
Les résultats définitifs des études de suivi de sous-groupe ne sont actuellement pas disponibles, les principaux résultats préliminaires disponibles fin mai seront transmis au conseil scientifique de Porquerolles.

REFERENCES
1. Basha J et al. Endoscopy 2014
2. Alazmi W et al. Surg Endosc 2014
3. Keren D et al. Obes Surg 2015
4. Donatelli G et al. Obes Surg 2015

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Gastroenterologie

Il y a cancer du pancréas…. et cancer du pancréas !

2016

A LIM (1), R FAROUX(1), G GOEGEBEUR(2), P HAMMEL (4)
(1)La Roche sur Yon, (2) Challans, (3) Clichy.

Gastroentérologie –  2016-05-14 – CO –

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Cas clinique :
Une patiente de 30 ans, sans antécédents particuliers était vue en mars 2011 à la suite de la réalisation d’un scanner TAP pour douleurs atypiques de l’hypochondre gauche.
Le scanner retrouvait une lésion tumorale du corps et de la queue du pancréas, de 82 mm de plus grand axe, à centre nécrotique, sans envahissement vasculaire et un foie présentant de nombreux nodules d’allure secondaire diffus et bi lobaires jugés non résécables. Le diagnostic envisagé est celui de tumeur neuro endocrine pancréatique métastatique.

La ponction biopsie hépatique permet de poser un diagnostic de tumeur maligne pancréatique avec négativité des marqueurs neuroendocrines.

Première séquence de traitement par chimiothérapie selon le protocole GEMCAP en juin 2011.
Progression radiologique en décembre 2011 : début d’un traitement par evérolimus permettant une stabilisation de la maladie au niveau pancréatique et hépatique.

Splénopancréatectomie gauche en décembre 2012 et poursuite de l’évérolimus.

Transplantation hépatique en Janvier 2014. Pas de traitement complémentaire.

Plus de deux ans après la transplantation la patiente est en vie, sans signe de récidive.

Seront discutés lors de la présentation les formes histologiques rares des cancers du pancréas et la revue de la littérature concernant la tumeur de cette patiente.

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Gastroenterologie

Évolution des circonstances diagnostiques des maladies inflammatoires du tube digestif avec le temps :cohorte prospective multicentrique de 926 patients

2016

T. Ramtohul (1) ; V. Abitbol (2) ; T. Paupard (3) ; M. Belhassan (1) ; E. Clair (1) ; S. Nahon (1)
(1) Montfermeil; (2) Paris; (3) Dunkerque

Gastroentérologie –  2016-04-19 – CO –

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Introduction
Déterminer si les caractéristiques épidémiologiques et les circonstances diagnostiques des
maladies inflammatoires de l’intestin et du colon (MICI) ont évolué avec le temps.
Patients et Méthodes
Les données socio-démographiques (âge, sexe, pays d’origine défini comme le pays de
naissance des parents du cas index, tabagisme) et les caractéristiques de la MICI (phénotype,
localisation, symptômes révélateurs, premier examen évoquant le diagnostic) des patients
suivis dans trois centres hospitaliers français (GHI le Raincy Montfermeil, CHU Cochin, Hôpital
de Dunkerke) ont été collectées prospectivement dans une base de données informatisée
(Focus_MICI
®
). Les dates du diagnostic et des premiers symptômes étaient systématiquement
saisies permettant de calculer le délai diagnostique. La cohorte a été divisée en 4 périodes
chronologiques : avant 2000, 2000-2004, 2005-2009 et après 2009. Les patients dont les
données étaient incomplètes (notamment pour les patients référés) ont été exclus. Une
analyse univariée a été utilisée pour la comparaison des groupes et le seuil de significativité
était défini pour une valeur de p0.05). En revanche, il existait une différence
statistiquement significative dans le temps : du premier symptôme révélant la maladie
[fréquence plus importante des douleurs abdominales vs. diarrhée chronique (p<0,001)], du
premier examen évoquant le diagnostic [fréquence plus importante des examens radiologiques
(scanner) vs coloscopie (p<0,001), du phénotype de la MC [fréquence plus importante de la
forme inflammatoire B1 que des formes sténosante ou fistulisante B2+B3 (p<0.001)] et une
diminution de la fréquence de chirurgie intestinale au moment du diagnostic après les années
2000 (p<0.001). Concernant la RCH, il n’y avait pas de différence significative dans le temps
pour : l’âge médian au diagnostic, le sexe ratio, les antécédents familiaux, le délai diagnostic,
la localisation de la RCH, le pays d’origine, la symptomatologie révélatrice, le premier examen
évocateur pour les 4 périodes considérées.
Conclusion
Dans cette large cohorte prospective et multicentrique on observait dans le temps au
diagnostic de la maladie de Crohn : une modification de la symptomatologie initiale (plus de
formes douloureuses), un diagnostic évoqué plus fréquemment par un examen radiologique,
une fréquence accrue des formes inflammatoires (B1) et une diminution de la chirurgie
intestinale après les années 2000. En revanche, on ne notait pas de changement des
circonstances diagnostiques pour la RCH.

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Hepatologie

Un ictère atypique

2016

P. Keriel, S.Hommel, M.Picon, MC. Charton Bain, S. Erlinger

Hépatologie –  2016-04-30 –  –

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Nous rapportons le cas d’un jeune homme âgé de 25 ans hospitalisé dans notre service en 07/2015 pour bilan d’un ictère associé à une AEG.
Ce patient sans antécédent particulier, a été admis en gastroentérologie pour un ictère apparu depuis 1 semaine avec urines foncées, selles décolorées sans douleurs abdominales ni fièvre associées mais s’accompagnant d’une asthénie marquée.
On ne notait à l’interrogatoire aucun voyage récent à l’étranger, aucune prise médicamenteuse, aucune consommation de charcuterie ou fruits de mer. Le patient avouait ne consommer que rarement de l’alcool et ce de manière festive.
Le patient ne rapportait aucun antécédent familial particulier.
L’examen clinique était sans particularité.
Le bilan biologique initial retrouvait: BIli T à 593 micromol/l dont 344 de conjuguée, TGO à 1076, TGP 675 et GGT à 156 UI/L. LEs PAL et le TP étaient normaux.
Les sérologies virales A,B,C,D,E effectuées dans un 1° temps revenaient négatives. L’échographie abdominale ne confirmait aucun obstacle et le scanner TAP ne retrouvait comme seule anomalie une hépatomégalie. Les veines sus hépatiques étaient perméables. La cholangio IRM était normale.
Le bilan était complété par les sérologies EBV, CMV, toxoplamose, Leptospirose, Coxiella négatives puis par un bilan autoimmun ( FAN, A anti LKM1, muscle lisse et mitochondrie) également négatif. La recherche d’hémolyse revenait négative elle aussi.
Devant l’aggravation du bilan hépatique, était décidée une PBH retrouvant une hépatite aigue sans stéatose avec nécrose centrolobulaire, sans cirrhose.
Devant l’absence d’étiologie, un dosage de céruléoplasmine puis cuprurie était prescrit confirmant une élévation significative de la cuprurie à 163 microg/l (> 0.20). L’examen à la lampe à fente ne retrouvait pas d’anneau de Kaiser Fleischer.
Etait alors proposé pour avancer dans ce diagnostic une 2° PBH avec quantification de la concentration hépatique en cuivre confirmant une surcharge en cuivre avec dosage à 38.6 > 20.
Le diagnostic de Maladie de Wilson était retenu et un traitement rapide par TROLOVOL décidé. Malheureusement, le patient est sorti contre avis médical. La suite dela prise en charge a été assurée par le CHU de Montpelier.

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Hepatologie

Dépistage de l’infection par les virus B, C et HIV en situation de précarité : Expérience aux Restos du Cœur (RC)

2016

Bruno Bour, CH Le Mans pour le groupe de dépistage aux Restos du Cœur

Hépatologie –  2016-04-26 – CO –

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La prévalence de l’infection par les virus B (VHB) et C (VHC) est élevée chez les personnes en situation de précarité. Les recommandations récentes suggèrent d’étendre le dépistage à ce type de population. Les RC apportent assistance aux personnes démunies. Les buts de l’étude ont été d’évaluer et comparer (CDAG, CSAPA, donneurs de sang, PASS) la prévalence des infections virales B, C, HIV et de leur conséquence hépatique dans cette population.

Matériels et Méthodes : De décembre 2013 à mars 2016 un dépistage VHB, VHC et le VIH a été proposé aux bénéficiaires de centres de distribution (CD) des RC de 13 villes françaises. Le recrutement s’effectuait par voie d’affiche dans le CD et par contact direct entre bénévoles et bénéficiaires. Afin d’obtenir la meilleure implication possible, les bénévoles du CD étaient formés par les médecins dépisteurs aux facteurs de risque et leurs conséquences. Le dépistage était assuré dans le CD par une consultation médicale détectant les facteurs de risques et par la réalisation (IDE du CDAG) d’une sérologie pour marqueurs des VHB, VHC et HIV. Le jour du dépistage une action d’information sur les risques de transmission était assurée. Le médecin donnait et commentait individuellement les résultats dans le CD 15 jours plus tard. Dans un des CD une vaccination VHB était proposée et réalisée sur place pour ceux n’ayant eu aucun contact avec le VHB. Pour les personnes dépistées positives un complément de bilan était immédiatement prélevé et une consultation hospitalière organisée.

Résultats: Parmi 21000 bénéficiaires des centres, 1343 (5,6%) personnes (817 femmes (61%)) d’âge moyen de 43.514 ans ont accepté le dépistage ; 47,5% d’entre elles étaient nées hors de France (70% Afrique, 12% Europe centrale, 18 % Asie et Moyen Orient) ; aucune n’avaient de symptôme. Des facteurs de risques étaient retrouvés dans 25% des cas (70% sanguins, 30% sexuels). Dans 79% des cas les résultats ont été donnés lors de la consultation de restitution. Les sérologies VHB, VHC, et VIH étaient positives respectivement dans 2.1%, 1.9% et 0.3% des cas. Une positivité de l’Ac anti-HbS était retrouvée seule ou associée à la présence d’Ac anti-HbC dans 24.5% et 12.5% des cas. Quarante-cinq personnes (3.5%) avaient un Ac anti-HbC isolé, 4 étaient infectés par le VIH et 4 co-infectées VHB-VHC. La vaccination VHB a été acceptée et réalisée sur place pour 73% des personnes concernées.
Seule la moitié des patients dépistés positifs ont eu une prise en charge hospitalière pour : 23% d’entre eux avait une fibrose ≥ F2 exclusivement en cas d’infection par le VHC ; ils ont tous été traités : 90% de RVS 48. Trente pour cent des patients pris en charge ont été perdus de vue.

Le tableau compare la prévalence de la positivité des infections virales testées selon la population

Conclusion: Notre étude confirme la prévalence élevée associée un taux faible fibrose hépatique cliniquement significative chez les personnes précaire infectées par les VHB ou VHC. Les RC sont un lieu privilégié d’incitation au dépistage des infections liées au VHB, VHC et HIV ainsi qu’ à la vaccination VHB pour la population qui les fréquentent.

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Gastroenterologie

Analyse de pratique France/Portugal de la prise en charge de l’infection à Helicobacter pylori: données issues de l’enquête Pylori Hebdo

2016

S. Nahon (1) ; M.I. Cremers (2) ; A. Courrillon-Mallet (3) ; I. Medeiros (4) ;
T. Paupard (5) ; L. Glória (6) ; M.L. Trompette (7) ; C. Vicente (8) ; A. Garioud (9) ;
S. Barbeiro (10) ; M. Freyssinet (11) ; M.A. Duarte (12) ; V. Rossi (13) ;
B. Bour (14) ; J.J. Meurisse (15) ; E. Geagea (16) ; F. Heluwaert (17) ; A.L. Audraincathala
(18) ; C. Naouri (19) ; F. Skinazi (20) ; C. Amouroux (21) ;
B. Lesgourgues (1)
(1) Montfermeil; (2) Montijo, Portugal; (3) Villeneuve-Saint-Georges; (4) Evora, Portugal;
(5) Dunkerque; (6) Loures, Portugal; (7) Jossigny; (8) C ovilha, Portugal; (9) C reil; (10) Leiria,
Portugal; (11) La Roche-sur-Yon; (12) Ponta Delgada, Portugal; (13) C hâteau-Gontier; (14) Le
Mans; (15) Bourg-en-Bresse; (16) C holet; (17) Pringy; (18) C réteil; (19) Mâcon; (20) Saint-Denis;
(21) Perpignan

Gastroentérologie –  2016-04-19 –  –

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Introduction
Les recommandations relatives à la prise en charge de l’infection à Helicobacter pylori
(HP) se sont largement modifiées ces dernières années, concernant à la fois le
dépistage et le traitement. Ces recommandations issues de la conférence de
consensus européenne sont adaptées à des degrés divers selon les pays. Nous avons
analysé les différences et les convergences concernant l’application de ces
recommandations à travers l’observatoire Pylori_Hebdo initié en France et au Portugal.
Patients et Méthodes
Sur une période de 3 semaines à partir du 17/11/2014, 30 centres de l’ANGH et 10
centres hospitaliers portugais ont participé à une enquête sur les données
épidémiologiques et le traitement de l’infection à HP des patients suivis dans ces
centres. Ces données étaient renseignées dans un eCRF. Nous avons comparé ces
données en analyse univariée.
Résultats
Durant la période de l’étude, 282 patients (44% de femmes) en France et 95 patients
(50% de femmes) au Portugal ont été traités pour une infection à HP. En France, le
traitement était initié après une analyse histologique des biopsies gastriques dans
90,4% des cas vs. 70% des cas au Portugal (test à l’uréase dans 19% des cas)
(p<10-3). Le traitement faisait suite à des biopsies systématiques dans 89 (31,6%)
cas en France vs. 4 (4,2%) cas (p<10-3) au Portugal ou dans le cadre d’un ulcère
gastroduodénal dans 55 (19,5%) cas en France vs. 30 (31,6%) cas (p<10-3) au
Portugal. Il existait une grande disparité concernant le traitement antibiotique :
séquentiel [52.1% vs 42,1% (p<10-3)], quadrithérapie bismuthée [45,4% vs 0) (p<10-
3)] et trithérapie « classique » [0% vs 42,1% (p<10-3)]. Un contrôle de l’éradication
d’HP était réalisé dans 92,6% des cas en France vs 91,6% des cas au Portugal (p=NS)
par des moyens différents : test respiratoire 91,2% vs 56,3% ; (p<10-3), antigène
d’HP dans les selles 0 vs 27,4% ; (p<10-3). Le patient était reconvoqué dans 49,3%
des cas en France et dans 84,2% des cas au Portugal (p<10-3).
Conclusion
Cette enquête montre des différences dans la prise en charge des patients ayant une
infection à Helicobacter pylori entre la France et le Portugal, différences dépendant
essentiellement des recommandations et de la disponibilité d’antibiotiques dans ces
pays.